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8 mai 2026 : début d’une séquence orageuse

vendredi 8 mai 2026, par sb

Après un début de journée très ensoleillé, excepté de l’Île de France aux Ardennes où les nuages bas étaient nombreux, un voile de cirrus (bandes bleutées) franchit les Pyrénées. En début d’après-midi, des nuages convectifs (cumulus) se développent, grossissent au stade de cumulus congestus, porteurs d’averses, puis parviennent à maturité au stade de cumulonimbus, porteurs d’orages. D’abord sur les crêtes pyrénéennes, ils se multiplient rapidement sur la Bretagne, le nord du Massif central, les Alpes et le Jura.

Les orages sur l’est de la France sont peu mobiles et profitent de forçages locaux pour croître et se maintenir.
Ceux plus à l’ouest sont forcés par des conditions atmosphériques en évolution : ils gagnent le sud-ouest tandis que d’autres s’initient de la Vendée à la Bretagne.

Le ciel est souvent bleu le matin puis les cumulus souvent inoffensifs (points jaunes) parsèment le ciel. Un voile en haute altitude remonte par le sud.
Sur les massifs de l’est, des cumulonimbus prennent leur essor (points bleutés grossissant). Sur l’ouest, ils gagnent dynamiquement du terrain.
À plus grande échelle, le mouvement anti-horaire des masses d’air autour de la dépression au large du Portugal permet l’éclosion de ces orages.
Les nuances de bleu trahissent les cristaux de glace dans les sommets nuageux.
© Eumetsat

Les conditions dépressionnaires au large de la péninsule ibérique font remonter les masses d’air vers la France.
En basses couches, les advections de températures sont essentiellement positives (apport de chaleur) alors qu’en altitude, la situation est plus contrasté avec notamment des advections légèrement négatives (apport de fraîcheur). Le gradient thermique vertical s’accroît.
On note aussi de la vorticité cyclonique et un contexte faiblement divergent en haute troposphère.

De plus, un peu de CAPE est présente sur le radiosondage de Brest à midi effectué par Météo-France. On est sur des valeurs proches de 500 J/kg, pas énorme mais suffisant pour initier une convection plus profonde. Cependant, un peu de CIN est aussi observée un peu plus haut en altitude (25-50 J/kg). Les ascendances? devront donc être suffisamment fortes pour la vaincre.
Cette CIN peut être intéressante pour les développements orageux en bloquant la convection et en la libérant soudainement ensuite, une fois la CIN vaincue.

Enfin, en surface, l’humidité joue son rôle à la fois de carburant (l’humidité est nécessaire pour qu’il y ait formation des nuages) et par la libération de chaleur latente?. L’observation des orages se calquent avec les valeurs les plus hautes des points de rosée quelques heures avant.

La carte des Td (points de rosée à 2 mètres) montre de hautes valeurs (humidité plus importante près de la surface) sur l’arc atlantique, le nord du Massif central le nord des Alpes et le sud du Jura. Deux heures après, des orages ont éclaté sur ces mêmes secteurs.
© Infoclimat.fr

Ces orages progressent dans l’intérieur des terres puis s’évaporeront en cours de soirée.
Demain, une nouvelle salve orageuse avancera par l’ouest, en étant plus forte que celle d’aujourd’hui. Dimanche, la quasi-totalité de la métropole sera concerné, les orages seront modérés à localement forts sur le sud-ouest. Des pluies mixtes (stratiformes et convectives) affecteront le nord-ouest.

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